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Patrimoine

A l'ombre du clocher

Une église du XIIème siècle

Notre église remonterait au XIIe siècle. De cette époque subsistent les parties basses côté du chœur, notamment une colonne octogonale qui sépare la nef du collatéral (le clocher).  

A-t-elle été ensuite détruite lors des guerres ? Toujours est-il que les Rollet reconstruisent en partie l'édifice aux XVe et XVIe siècles. Les fenêtres à meneaux (montants et traverses en pierre divisant l'ouverture) ainsi que les voûtes datent du XV siècle. Le portail du XVIe siècle est orné d'une décoration de vigne. 

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Une cloche de bronze datée de 1925

Le clocher, du XIIIe siècle pour l'essentiel, a été restauré dans la partie supérieure au XIXe siècle. Il abrite une cloche en bronze datée de 1525 qui serait la plus vieille de Seine-et-Marne. Elle porte cette inscription : " L'an mil VCXXV " fus faite par les habitants de Machau-en-Brie et fus nommée Marie ".

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Les éléments remarquables

L'église est classée Monument historique depuis 1992. Tout comme la cloche de 1525, des éléments intérieurs sont inscrits à l'inventaire des Monuments historiques : il s'agit du merveilleux et énorme retable (1685) dont le bas-relief représente l'Enfant Jésus et saint Jean ; trois statues de saint Jean, saint Blaise et saint Eutrope (XVIIIe et XIXe siècles) ; un siège de célébrant Louis XVI et une crédence du XVIIIe siècle. On trouve aussi une belle statue de Jeanne d'Arc, de saint Antoine et de la Vierge.

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Le pressoir


Le pressoir

Provenant d'une propriété privée du hameau de Villiers, il a été racheté par la commune et remonté place de la Mairie en 2000. 

C'était à l'origine un pressoir à vin, il n'a été transformé en pressoir à cidre que dans les années 1880. Le moulin écraseur de pommes qui y était adjoint est resté à Villiers, place du puits oui Il y est exposé avec sa grosse meule en grès et son chemin de roulement. Ce pressoir et son moulin se trouvaient dans une grange face à la ferme.


Moulin écraseur de pommes

Auparavant, il appartenait aux seigneurs de Chapuis-Villiers, propriétaire de la ferme de Villiers et du château de Chapuis. Comme l'ensemble des habitants de Villiers, Chapendu, Pamfou et bien sûr Machault étaient alors vignerons, il fallait un pressoir. Comme il était hors de question que chacun ait le sien, les propriétés étant souvent petites et pauvres, les seigneurs autorisaient les paysans à utiliser le leur pour faire leur vin, à condition toutefois de payer. Le pressoir banal était une source de revenus importante pour le seigneur, tout comme pour le chapitre de Notre-Dame qui possédait deux moulins sur Vernou ou les moines de Barbeau qui en avaient un dans leur abbaye. Les vignerons avaient le choix ! 

 Lorsque la commune l'a rénové, il a fallu refabriquer la cage pour mettre la pulpe, refaire les dents en bois sur les engrenages, ce qui a été l'œuvre du maître menuisier de Valence, M. Hadrot. Malheureusement ces parties ont été vandalisées depuis, tout comme le petit escalier frontal. Une toiture d'un style assez curieux protège les bois centenaires de notre pressoir, le plus grand de Seine-et-Marne et le seul exposé aux yeux des gens de passage ! (Les communes de Beton-Bazoches et Chartrettes ont préféré mettre les leurs à l'abri.).

Le lavoir de Villiers


Le lavoir de Villiers est un petit bâtiment carré en pierres meulières situé chemin de Bailly à Villiers, 200 m à droite après la place du Puits. Il date de 1910 et remplaçait un précédent lavoir situé un peu au-dessus qui n'avait jamais été couvert. Tous les deux étaient alimentés en eau par une conduite provenant du puits de la place. Le trop plein se déversait dans le fossé et traversait les prés en dessous. 

Le lavoir a bien failli être vendu dans les années 1980 mais la raison communale l'a emporté ! 

C'est désormais un bâtiment visité par les randonneurs. L'intérieur a été rénové et aménagé. C'est une construction à toiture à quatre pans inversés dont une ouverture centrale laisse s'écouler les eaux de pluie. Des barres de bois sur le pourtour servaient à l'égouttage du linge. Dans un angle, une cheminée permettait de chauffer l'eau.

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